chapitre 1 –

Tout voyage commence par un premier pas.

mémo philo –
Feuille de la première impression du livre
« La princesse et la bergère et deux autres contes »

Pourpenser n’a pas vraiment 20 ans, plutôt 23 ans si on inclut, et il faut les inclure, les trois années d’auto-édition. 

Tout à commencé en 1999 par une amie qui m’a demandé d’aller lui chercher un livre dans une librairie de développement personnel à Nantes. Je ne sais pourquoi, spécialement ce jour-là, j’ai eu envie de demander à la libraire ce qu’elle avait comme livre pour les enfants sur des sujets tels que le bonheur, la mort, la confiance.  Elle m’a proposé un seul livre qu’elle a pris derrière son comptoir. C’était un livre que l’on voyait partout à l’époque. Il a eu beaucoup de succès, grâce à ses illustrations colorées et sa belle couverture qui brillait ! Mais l’histoire, pour la résumer, était celle d’un poisson qui s’arrachait ses écailles pour les donner et ainsi avoir des amis. 

C’était le seul livre qu’elle avait pour les enfants. Et ce qui était transmis à travers ce livre sur la façon de se faire des amis ne m’emballait pas ! J’étais même étonnée de le voir dans une telle librairie. 

J’ai donc fait une deuxième librairie. Même question. La personne m’a alors proposé des contes bretons avec l’Ankou. 

Je n’ai rien contre les contes bretons. Mais ce n’était pas du tout ce que je lui demandais. 

Je suis donc rentrée chez moi et durant quatre ou cinq jours, peut-être un peu plus, je ne sais plus, j’ai écrit trois contes.

“La princesse et la bergère” qui aborde le sujet du bonheur simple. 

“La robe invisible”, sur le deuil. 

“Victor le petit ours qui pensait à l’envers” qui parle de la confiance en soi. 

Avant cette date, j’ai régulièrement dit que jamais au grand jamais je m’auto-éditerais. 

Mais là, j’ai su que c’était le chemin à prendre et la facilité avec laquelle il s’est tracé m’a confirmé mon choix… Était-ce vraiment mon choix ? Quelquefois j’en doute !

Une amie à qui je parle de mon projet et qui quelques jours plus tard me fait rencontrer un imprimeur de ses amis qui me dit alors aussitôt  : « ça me plaît. J’imprime et tu me paies quand tu peux. »

Quand le chemin s’ouvre si facilement il serait absurde de ne pas le prendre.

C’est ainsi que fin 1999 paraissait la princesse et la bergère et deux autres contes. 

Pourpenser commençait à exister, pas encore une maison d’édition, mais c’était le début.