Le pari du bonheur

l'univers graphique et poétique d'Aline de Pétigny

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Visite à Ophélie, à Terre vivante


Quel plaisir de revoir Ophélie après deux ans sans se voir sur les salons !

Je connais Ophélie derrière le stand des éditions Terre Vivante, mais la voir dans son élément naturel, en pleine nature, quel bonheur ! La vraie nature d’Ophélie est de conter, d’inventer des histoires, de les chuchoter à l’oreille des petits mais aussi des grands.

Elle est donc conteuse et animatrice à Terre Vivante, le lieu !

Et quel lieu ! 

Nous avons eu juste le temps, avant que la pluie n’arrive, de nous promener dans ce site à la fois simple et riche.

Si d’aventures vous avez l’occasion, n’hésitez pas à faire un petit détour pour écouter Ophélie…

Rencontrer, traverser, partager…

Rencontrer des personnes que nous ne connaissons pas et comme par magie, se dire que certaines sont déjà des ami-es.

Traverser la France et se dire que point n’est besoin d’aller plus loin pour voir de beaux paysages, surprenants, grandioses, touchants.

Partager des soirées en partant sur le thème de l’intuition mais sans trop savoir où cela va nous mener, et à chaque fois se dire qu’il n’y a pas une de ces soirées qui ressemble à une autre.

Revoir des amies que je n’ai pas vu depuis deux ans, (on se voyait en salon !), se serrer dans les bras, s’embrasser, se toucher, se regarder.

Et se dire que quand même, le mieux dans la vie ce sont ces relations humaines, chaleureuses, douces, où l’on partage, des fois sans beaucoup de mots, l’essentiel.

Entre chez Eve et Audrey

Visite chez Charlie et Belinda ! … et Joëlle…

Aujourd’hui j’ai rencontré Charlie  et Belinda !

Ils habitent avec Joëlle.

Je n’ai pas rencontré Belinda, tout de suite, sans doute un peu timide elle s’était cachée.

Quel plaisir de papoter avec eux, de s’assoir et de partager un chocolat chaud !

Ils m’ont confié que, régulièrement, ils racontaient à Joëlle leurs aventures, leur joie, leur tristesse, leur colère… tout… 

Joëlle n’avait pu s’empêcher de les dessiner et de poser leurs histoires sur le papier.

Au début, bien sûr Belinda et Charlie avaient été surpris, mais Joëlle avait l’air tellement heureuse de son idée qu’ils avaient accepté de voir leurs aventures transformées en livres !

La folle virée

Ah ! Que de bons moments nous passons à rencontrer, échanger avec de nouvelles personnes, de nouveaux amis ! Partir ainsi à l’aventure de la rencontre, à l’aventure des autres, est riche, doux, pétillant ! Dormir chaque soir dans un lieu nouveau, savoir que nous sommes accueillis chaleureusement, partager, découvrir des familles, leur manière de vivre quelques fois bien différentes mais à chaque fois riche… Quel plaisir !

Quel plaisir que ces soirées sur l’intuition, à chaque fois si diverses puisque jamais les mêmes personnes ! L’intuition sert de fil rouge, mais sur un tel thème, on peut partir vers tous les sujets de vie ! Et puis une envie de continuer le lien, de se revoir, de se dire que ce n’est pas juste une fois en passant. Le lieu est déjà trouvé pour la rencontre toutes et tous ensemble, ou presque ! Reste la date, dans le mois de mars à caler ! Quelle belle virée que cette virée folle, la première, mais certainement pas la dernière !

La grande peur du Rien

Ne rien faire,

c’est mal,

soufflent ses fantômes.

 

Si tu ne fais rien,

tu n’auras rien

et ne rien avoir

c’est la pauvreté,

la misère,

lui murmurent ses ombres.

 

Si tu ne fais rien,

tu n’auras rien

et surtout,

tu ne seras rien !

lui chuchotent ses chimères.

 

Si tu es Rien,

personne ne peut t’aimer.

On n’aime pas Rien.

lui répètent sans cesse

ses ténèbres.

 

Voilà pourquoi

elle a grand-peur du Rien !

Le Rien l’obsède.

Il est partout,

il me guette,

me cherche,

pense-t-elle

tout en évitant de penser à Rien.

 

Le grand Rien,

c’est personne à ses côtés.

 

Le grand Rien,

c’est la mort !

 

Ses peurs sont là.

Grandes devant elle.

 

Elle vacille,

se met à faire tout

et n’importe quoi

pour ne pas faire Rien !

 

Ses peurs sont là

grandes devant elle.

Mais, pour la première fois,

elle regarde son courage qui est là, près d’elle.

De ses deux mains, elle le prend, l’embrasse,

et avec lui,

grâce à lui,

elle enjambe ses peurs.

Ce n’est pas rien d’enjamber ses peurs,

croyez-moi !

 

Et après ?

Après c’est incroyable comme elle se sent grande !

Si grande !

 

Elle regarde alors le paysage que ses peurs lui cachaient.

Elle s’assoit, son courage près d’elle,

et d’un grand souffle, elle se vide de tous ces petits riens

qui l’encombraient, lui pesaient.

Une fois vide de ses riens, elle prend conscience qu’elle est pleine de Tout.

Alors, elle peut faire rien,

sans peur

elle peut n’avoir rien,

sans crainte,

car elle sait.

Elle sait qu’Elle est.

Aline de Pétigny – 9 avril 2020

Les cadeaux de la vie qui piquent et égratignent

Il y a deux jours je me suis bien énervée, je me suis mise en colère contre des personnes. Je n’en suis pas fière. J’ai, depuis, une peine au cœur, une tristesse, d’avoir failli.  Oui c’est ça, j’ai failli. La peur colère l’a emporté !

J aurais dû maîtriser ma peur qui s est muée en colère. Oh je n’ai insulté personne. Je n’ai dit du mal de personne. J’ai juste été très désagréable avec les personnes en face de moi. Un rdv mal noté de leur part et deux mois et demi d’attente pour moi. Et pas une excuse de leur part.

Rien de grave dans l’absolu, on est bien d’accord !  Deux mois sur la ligne du temps, c’est insignifiant.  Je n’avais pas à me montrer désagréable à ce point là. Pas la peine de me le dire. 

Tout cela se serait produit un autre jour, à un autre moment, j aurai pu trouver la bonne distance et laisser ma peur colère de côté. Mais la, ce jour là, je n ai pas pu. 

Je m’en veux énormément. Et je n’arrive pas à passer cet état de tristesse depuis deux jours. 

Le lendemain au téléphone, il m’a été demandé de faire un mot écrit dans lequel je m’excuse. Je l’ai fait sans problème, disant bien que j’étais désolée, mais aussi expliquant ce qui c’était produit en moi. Honnêtement, sans essayer de minimiser mon attitude. 

Lors du coup de fil, où il m a été demandé ce mot, j ai expliqué ce qui c’était passé en moi. A aucun moment je n’ai ressenti de l’empathie. A aucun moment j’ai entendu un « ah oui. ! Je comprends. » salvateur. 

J ai bien conscience que par mon attitude j’ai été toucher quelque chose chez l’autre. Et il s’est retrouvé dans l’incapacité de m’entendre, même le lendemain. 

Ah ! Si j avais une machine à remonter le temps !  Que j’aimerai remonter celui-là. Réussir à prendre la juste distance avec ce fait.  

Mais cette machine n’existe pas. Je vais donc devoir me pardonner d’avoir exprimé trop haut et trop fort ma peur colère. Il va me falloir me pardonner d’avoir failli.  

Quand je vis une émotion, un état que je n ai pas l’habitude de côtoyer comme c’est le cas ces jours-ci, je regarde ce que j’en apprends, ce que j’en retire. Histoire que tout ça serve à quelque chose. Que ce ne soit pas de l’énergie perdue. Histoire de recycler un déchet pour en faire quelque chose de beau et d’utile. 

Je sais que maintenant je comprendrais mieux une amie qui, il y a quelque temps, trouvait qu’elle n’était qu’une chose moche. Je sais que je comprendrais mieux les gens qui ne s’aiment pas, je connais désormais le goût de leur douleur. Avant je pouvais l’imaginer. Là, j’ai testé. J ai la grande chance de n’avoir que testé. J’ai vécu juste ce qu’il faut pour m’en souvenir longtemps. Juste ce qu’il faut pour ne pas sombrer.

Comme je le disais à un ami il y a quelques temps : J’adore quand la vie me fait des cadeaux, même des cadeaux qui piquent et égratignent un peu. Un cadeau de la vie est toujours bon à prendre… apprendre…

Ma vraie nature

Mes vœux de rentrée

ma vraie nature

Je m’imaginais alors poisson, oiseau, écureuil, fleur, feuille, branche, Arbre et même pierre. Je me sentis nager, voler, sauter. Je ressentis mes racines qui s’enfonçaient dans la terre, mes ailes qui me portaient au plus haut, ma légèreté de feuille, mon parfum de fleur et ma rudesse de roche.

Je fus tout cela, non pas un mélange de tout, mais je fus chaque chose, chaque être vivant à la fois. J’étais riche de toutes ces vies, si différentes et si semblables.

Ma vraie nature – Aline de Pétigny – Pourpenser Editions – Novembre 2018

Et si j’étais tout simplement moi

Et voilà, ça part chez l’imprimeur (BDM, en Vendée), et dans trois semaines on l’a dans les mains ! Magique non ?

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